Auteur et réalisateur multimedia
Enseignant, consultant et formateur 2.0
Passage vers 22h30 ce 20 janvier 2012.
Le tortionnaire Alfredo Astiz, symbole de la dictature argentine va être jugé aujourd'hui : http://goo.gl/k2YnV]
L'occasion de revenir sur RFI sur le personnage particulièrement odieux qu'il était et reste encore.
La junte en délireSaviez-vous qu'il existe au monde un Etat où la capitale peut déménager du jour au lendemain sans que personne soit prévenu ? Bienvenue à Myanmar ! Grimés en touristes adeptes du film de vacances, les journalistes Gaël Bordier et Tristan Mendès France sont partis à la découverte de ce pays brimé par la junte du général Than Shwe. De ce voyage à couvert, la petite équipe a rapporté une compilation des petites et grandes absurdités qui, imposées par le pouvoir, régissent la vie quotidienne des Birmans. Déjà diffusé sur la chaîne Planète+ dans sa version classique, Happy World se décline désormais sur Internet en version hyperdocumentaire. En marge du film original, diffusé ici de manière linéaire et intégrale, le site consacré propose, dans une colonne à droite de la lucarne de visionnage, une sélection de témoignages, de bonus et d'articles complémentaires signalés en liens et publiés par des médias partenaires, comme Le Monde et Courrier international. Une façon de donner un peu de profondeur aux anecdotes ubuesques relatées en vidéo. Émilie Gavoille
Happy World, de Gaël Bordier et Tristan Mendès France. Birmanie : la dictature de l'absurde - Regarder sur happy-world.com
Mais, pour le journaliste Tristan Mendès France, "hyperactif du net", cet interdit qui frappe l'encyclopédie en ligne Wikipédia est une "absurdité". L'AFP prive ainsi ses journalistes de "l'un des sites les mieux référencés sur le web", dit-il en se basant sur le classement opéré par le moteur de recherche Google. "Les journalistes devraient pouvoir utiliser tous les nouveaux outils en leur appliquant les règles de base du journalisme (telles que le recoupement de l'information)", ajoute-t-il. Selon lui, il aurait été plus pertinent que la note de l'AFP "familiarise les journalistes de l'agence avec le nouvel environnement de l'info", en leur donnant des "indices" plutôt que des "règles". Prenant l'exemple de Twitter, il explique que le crédit à accorder à un tweet peut se mesurer à l'aune du profil de l'auteur, à ses abonnés et à ses abonnements, mais aussi à la date et au nombre de reprises.
Autant vous dire que je suis aux anges. Des mois de préparatifs, un travail collaboratif monumental, des wonderful people de Cinquième Etage Production, Upian et Owni, dans un esprit libre (Creative Content et auto-production partout), pour une belle expérience d’hyper video à charge contre le régime birman.
Visible sur toutes les plateformes (pc, tablet, mobile), téléchargeables dans tous les formats, html5, gratos, moderne quoi !
Je vous invite également à regarder le making-of du tournage qui éclaire pas mal les conditions dans lesquelles on a filmé le documentaire.
Making-of d’Happy World par happy-world_tvSurtout, plongez bien dans les bonus qui apparaissent lors du visionnage. Il y a de véritables perles. Pour ma part, je suis déjà un grand fan de ValiumTV.
Vous êtes les bienvenus le samedi 18 juin 2011 à 12h au Nouveau Latina Cinema à Paris pour une projection de notre documentaire satirique "Happy-World : la dictature de l'absurde" - projection organisée par l'association Info-Birmanie et ses partenaires (FIDH notamment) à l'occasion des 66 ans de l'opposante Aung San Suu Kyi. Nota Bene : contactez le Nouveau Latina Cinéma au 01 42 78 47 86 pour vos places. J'y serais. :)
Extrait de mon intervention du 2 juin 2011 dans le journal du matin de Radio France Internationale.
Réseaux sociaux, icônes et révolution - interview RFI by egoblog
Pour écouter toute la pastille audio, c'est ci-dessous :
J'intervenais avec d'autres à une table ronde organisée par le CELSA. Durée 2h.
Durée : 1 minutes 15.Une version plus longue devrait être disponible sur le site de France Info.
C'est un conseil que je donne à peu près à tout béotien du net. Lorsque vous recevez un email d'une entreprise qui ressemble à une entreprise que vous connaissez, il vous est possible assez facilement de voir si le message est frauduleux ou pas.
Exemple du jour. Je reçois ceci d'Orange.Remarquez que le mail semble avoir été envoyé de "Assistance Orange " . (La bonne blague)
Le message est souvent assez inquiétant pour qu'on ait envie d'en savoir plus. C'est le but. Et un compte suspendu, ça fait tout de suite peur.
J'en viens au petit truc qui permet de trier le vrai du faux.
Si c'est du phishing, il y aura toujours, mais alors toujours un lien cliquable. C'est par lui que le vilain phisheur essayera de vous piéger en vous envoyant sur un faux site.
Si c'est le cas, essayez alors de passer la souris sur le lien, sans cliquer surtout, et vous verrez apparaître un aperçu de l'adresse vers laquelle on veut vous envoyer.
"http://maroc-all.com/Orange/..." ça n'a pas l'air de renvoyer sur "http://orange.fr/...", donc c'est du phishing.Marquez le email comme non désirable et passez à autre chose, le coeur léger. ;)
Comment vit-on dans l'une des dictatures les plus répressives du monde ? C'est ce qu'a voulu savoir le réalisateur et blogueur Tristan Mendès France (petit-fils de l'ancien président du Conseil) en s'aventurant en Birmanie avec son ami Gaël Bordier. Pour sillonner le pays du général Than Shwe, réputé fermé à la presse, les deux hommes, caméra au poing et chaussés de tongs, se sont fait passer pour des touristes. Objectif : montrer le quotidien des Birmans. Tristan Mendès France explique sur son blog avoir voulu se « confronter à l'absurdité d'un régime tout droit sorti de l'imaginaire de Kafka et d'Orwell ».
Ce road-movie documentaire, qui va prochainement être décliné sur le Web, est avant tout satirique. Il ne faut y voir ni une histoire de la dictature birmane ni même une illustration de la brutalité de la répression - les réalisateurs n'ont pas cherché à rencontrer des opposants au régime. Il ne s'agit pas non plus d'une invitation au tourisme. Dans ce film enrichi d'images d'animation, ce sont les absurdités du régime qui sont systématiquement pointées, avec une fausse naïveté, et qui nichent dans des détails : sous prétexte qu'ils sont légèrement froissés ou tachés, on ne peut pas changer ses dollars ; alors que le pays est le deuxième producteur d'opium et vit de ce juteux marché, un immense musée - désert - est dédié à la lutte contre le trafic de drogue ; les voitures qui roulent à droite ont aussi un volant à droite, ce qui entraîne de nombreux accidents.
Ce sentiment d'absurdité est à son comble au vu de la nouvelle capitale Naypyidaw, la « cité des rois », perdue au milieu de la jungle et créée de toutes pièces par le régime en 2005. Du jour au lendemain, Rangoon a cédé la place à une ville démesurée située à 300 kilomètres de l'ancienne capitale. Majestueux édifices, ronds-points monumentaux, autoroutes gigantesques et répliques des temples birmans les plus sacrés constituent la vitrine d'une Birmanie factice. Interdite aux touristes et au petit peuple, Naypyidaw ne ressemble à aucune autre ville birmane. Excepté les soldats armés jusqu'aux dents et quelques rares hommes d'affaires, les larges artères y sont désertes. Tout comme les immenses centres commerciaux, le zoo, les hôtels et les terrains de golf au gazon bien tondu. Luxe suprême en Birmanie, l'électricité est ici disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le reste du pays vit toujours, lui, comme au Moyen Age.
Vendredi 8 avril donc, Planète diffusera cet ovni que Gael Bordier et moi-même, avons ramené de Birmanie.
Un documentaire satirique, décalé, improbable dans une dictature opaque, orwelienne et ubuesque.
Happy World - Bande annonce par happy-world_tv
Le film de 52 minutes sera visible sur la chaine Planète (présente sur le bouquet canalsat) ce 8 avril, mais ce n'est qu'un début.
Car la diffusion n'est que le top-départ d'un projet en ligne encore plus ambitieux (propulsé par Cinquième Étage production et Upian).
Plus d'information sur http://happy-world.tv
La suite très vite.
"Mais attention, tempère Tristan Mendès-France, il ne faut pas surestimer le rôle des réseaux sociaux. Dans les pays concernés, les connexions à Internet ne sont pas toujours bonnes et ces sites ne sont pas forcément accessibles. C'est là qu'interviennent les médias internationaux, les chaînes satellitaires comme surtout Al Jazira, la chaîne qatari très regardée dans le monde arabe. Il se passe un jeu subtil. Quelqu’un filme par exemple la répression d’une manifestation et arrive à diffuser la vidéo sur Internet. Celle-ci est relayée à l’intérieur du pays auprès de ceux, peu nombreux, qui sont connectés à Facebook et Twitter puis filtre à l'étranger via la diaspora ou les militants en ligne qui la font "buzzer". Cela pourrait s'arrêter là. Mais lorsque la vidéo est reprise par Al Jazira, elle acquiert alors une résonance mondiale. Et surtout, elle est vue par beaucoup plus de monde dans le pays concerné via les nombreuses paraboles.Cela motive les gens à manifester et ainsi de suite. La contestation se nourrit de ces allers-retours incessants. Et au bout d’un moment, ça explose."
Le papier date du 22/02/2011.