Des initiatives d’internautes pour assécher financièrement la haine en ligne – Libération

Extrait.

Avec la publicité automatisée (dite «programmatique») les entreprises ciblent leurs clients potentiels «en fonction des sites déjà visités et ignorent, le plus souvent, sur quels sites leurs annonces apparaissent», explique Tristan Mendès-France, qui vient, lui, de lancer en juin @StopHateMoney, avec l’observatoire Conspiracy Watch et le soutien du Fonds du 11 janvier (date des attentats de Charlie Hebdo).

– Cagnottes –

Ce maître de conférence à l’université Paris-Diderot sur les cultures numériques, qui travaille ponctuellement avec les Sleeping Giants, voit plus large et souhaite tarir tout l’écosystème qui fait vivre ces sites controversés, comme les cagnottes en ligne, les portefeuilles de crypto-monnaies ou les boutiques sur internet.

StopHateMoney a déjà fait savoir par exemple à Colissimo qu’il livrait des produits de la boutique en ligne du polémiste Dieudonné, ou aux produits bio Cattier qu’ils étaient vendus sur le site aubonsens.fr lié à l’essayiste d’extrême droite Alain Soral.

Le petit-fils de l’ancien président du conseil Pierre Mendès-France, qui avait affronté toute sa vie l’extrême droite, anime aussi le projet Ripost, qui entend utiliser les coupons publicitaires alloués par les plateformes internet (comme Google, Bing ou Facebook) à certaines associations.

«Le but est d’acheter certains mots-clés polémiques sollicités dans les moteurs de recherche afin qu’ils renvoient à des liens vers des sites de fact-checking» (vérification de l’information), explique M. Mendès-France.
— À lire sur www.liberation.fr/amphtml/depeches/2019/07/23/des-initiatives-d-internautes-pour-assecher-financierement-la-haine-en-ligne_1741580

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